Quand on le voit arriver sur scène, tout de noir vêtu, on pense à une énième copie de Jacques Brel. Et puis le micro s'allume. Et le silence se fait. Car Jacques Barbaud ne chante pas Brel. Il n'interprète pas ses textes. Il les vit avec passion et émotion. Et c'est toute la différence.
Remontons les aiguilles du temps, quelque part au début des années 70, pour revenir à la source de tout une passion. Par l'histoire d'un jeune homme qui, comme Brel, était parti à la conquête de ses rêves. Jacques Barbaud avait déjà "une voix" et voulait être chanteur. Jouant de la guitare, il forme un duo avec une amie et participe à un radio-crochet qu'il remporte en 1972. "Je me suis alors dis : Pourquoi pas ? Et j'ai persévéré", se souvient Jacques.
Et c'est par hasard qu'il découvre Brel, l'intemporel. "Je ne l'avais jamais écouté, et puis je suis tombé sur une rétrospective de sa vie à la télé, en 1979, deux ans après sa mort. Lorsque je l'ai entendu chanter Les Marquises, j'ai été bouleversé. Une révélation."
Commence alors une véritable passion pour l'homme et son oeuvre. Mais pour Jacques, il ne s'agit en aucun cas "de mimer Brel, qui reste irremplaçable". Bien au contraire. Il veut "redonner vit à des textes, qui savent si bien parler de la vie et des hommes". Jacques Barbaud commence alors à chanter chez lui. Le travail est long et difficile, mais la passion demeure.